Module 1 / Langue: Exercices sur les temps du récit et leurs corrections

les temps du récitModule 1 / Langue: Exercices sur les temps du récit et leurs corrections

Exercice 1 :

Dans ce texte, mettez au passé simple ou à l’imparfait les verbes donnés à l’infinitif et justifiez votre choix.

En approchant de son usine, le père Sorel (appeler) Julien de sa voix de stentor1 ; personne ne (répondre). Il ne (voir) que ses fils aînés, espèces de géants qui, armés de lourdes haches, (équarrir2) les troncs de sapin qu’ils (aller) porter à la scie. Tout occupés à suivre exactement la marque noire tracée sur la pièce de bois, chaque coup de leur hache en (séparer) des copeaux énormes. Ils n’(entendre) pas la voix de leur père. Celui-ci se (diriger) vers le hangar ; en y entrant, il (chercher) vainement Julien à la place qu’il aurait dû occuper, à côté de la scie. Il l’(apercevoir) à cinq ou six pieds plus haut, à cheval sur l’une des pièces de la toiture. Au lieu de surveiller attentivement l’action de tout le mécanisme, Julien (lire). Rien n’était plus antipathique3 au vieux Sorel ; il eût peut-être pardonné à Julien sa taille mince, peu propre aux travaux de force, et si différente de celle de ses aînés ; mais cette manie de lecture lui (être) odieuse, il ne (savoir) pas lire lui-même. Ce (être) en vain qu’il (appeler) Julien deux ou trois fois. L’attention que le jeune homme (donner) à son livre, bien plus que le bruit de la scie, l’(empêcher) d’entendre la terrible voix de son père.

Exercice 2 :

Dans les phrases suivantes, dites à quels temps sont les verbes conjugués à la première personne.

Ayant sautillé quelques pas […], je lavai le linge de mon éraflure devenue plaie.

Je voyais dans un lointain indéterminé.

Je me levai néanmoins avec l’intention de faire ma cour à l’aurore.

Je chantonnais la romance de l’infortuné Cazotte.

Exercice 3 :

Dans le texte suivant, compétez la terminaison des verbes par –ai ; -ais

A peine arriv____-je, je me laiss____ choir, et les singulières créatures s’empressèrent de me secourir. Une jeune femme en haillons, vive, brune, mutine, chantait, sautait, tournait, […] puis elle s’asseyait sur ses talons tout contre moi, […] prenait ma main mourante pour me dire la bonne aventure, en me demandant un petit sou ; c’était trop cher. […]Lorsque, à l’aube, je sortis de mon engourdissement, je ne les trouv ____ plus. Ma bonne aventurière s’en était allée avec le secret de mon avenir. En échange de mon petit sou, elle avait déposé à mon chevet une pomme qui servit à me rafraîchir la bouche. Je me secou _____ comme Jeannot Lapin parmi le thym et la rosée ; mais je ne pouv ____ ni brouter ni trotter, ni faire beaucoup de tours.

Exercice 4 :

Mettez les verbes entre parenthèses au passé simple.

Le prêtre (regarder) tout autour de lui et il (répondre) d’une voix que je (trouver) soudain très lasse. Toutes ces pierres suaient la douleur et je ne les (regarder) jamais sans angoisse. Je le (chercher) en vain, maintenant c’était fini. Il se (lever) à ce mot et m’(encourager) à poursuivre mon idée. Nous (marcher) longtemps sur la plage. J’(avoir) l’impression que je ne savais pas où j’allais. Là, nous (trouver) nos deux ennemis.

Exercice:

Mettez les verbes entre parenthèses au passé simple puis à l’imparfait.

Hugues se (pincer) les doigts dans la porte. Nous (commencer) notre travail. Vous (effacer) des taches. Les ouvriers (percer) une tôle. Vous (remplacer) une vitre cassée. L’avocat (défendre) les accusés. Vous (ouvrir) la fenêtre. Les gelées (durcir) la terre. Le vent (gonfler) les voiles. Les nuages (obscurcir) le ciel. L’aigle (foncer) sur le chamois. Le cyclone (saccager) les cultures. Les mariniers (draguer) le fleuve. Dans la brume, nous (distinguer) les tours du château. Le joueur de tennis (attaquer) au filet.

Exercice 6 :

Mettez les verbes entre parenthèses à l’imparfait puis au passé simple.

Je (vouloir) réussir. Tu (parvenir) au sommet de la colline. Le bateau (parvenir) à éviter l’écueil. Nous (parcourir) la ville en tous sens. On (connaître) la réponse. Vous (convenir) de votre erreur. Les enfants (lire) un passage amusant. L’avion (disparaître) à l’horizon. Je (se maintenir) en bonne santé par la pratique des sports. Le policier (apercevoir) une silhouette.

Correction des exercices sur les temps du récit:

Exercice 1

En approchant de son usine, le père Sorel appela Julien de sa voix de stentor1 ; personne ne répondit. Il ne vit que ses fils aînés, espèces de géants qui, armés de lourdes haches, équarrissaient les troncs de sapin qu’ils allaient porter à la scie. Tout occupés à suivre exactement la marque noire tracée sur la pièce de bois, chaque coup de leur hache en séparait des copeaux énormes. Ils n’entendirent pas la voix de leur père. Celui-ci se dirigea vers le hangar ; en y entrant, il chercha vainement Julien à la place qu’il aurait dû occuper, à côté de la scie. Il l’aperçut à cinq ou six pieds plus haut, à cheval sur l’une des pièces de la toiture. Au lieu de surveiller attentivement l’action de tout le mécanisme, Julien lisait. Rien n’était plus antipathique3 au vieux Sorel ; il eût peut-être pardonné à Julien sa taille mince, peu propre aux travaux de force, et si différente de celle de ses aînés ; mais cette manie de lecture lui était odieuse, il nesavait pas lire lui-même. Ce fut en vain qu’il appela Julien deux ou trois fois. L’attention que le jeune homme donnait à son livre, bien plus que le bruit de la scie, l’empéchait d’entendre la terrible voix de son père.

Exercice 2 :

  1. Passé simple.
  2. Imparfait
  3. Passé simple.
  4. Imparfait.

Exercice 3 :

A peine arrivais-je, je me laissai choir, et les singulières créatures s’empressèrent de me secourir. Une jeune femme en haillons, vive, brune, mutine, chantait, sautait, tournait, […] puis elle s’asseyait sur ses talons tout contre moi, […] prenait ma main mourante pour me dire la bonne aventure, en me demandant un petit sou ; c’était trop cher. […]Lorsque, à l’aube, je sortis de mon engourdissement, je ne les trouvai plus. Ma bonne aventurière s’en était allée avec le secret de mon avenir. En échange de mon petit sou, elle avait déposé à mon chevet une pomme qui servit à me rafraîchir la bouche. Je me secouai comme Jeannot Lapin parmi le thym et la rosée ; mais je ne pouvais ni brouter ni trotter, ni faire beaucoup de tours.

Exercice 4 :

Le prêtre regarda tout autour de lui et il répondit d’une voix que je trouvai soudain très lasse. Toutes ces pierres suaient la douleur et je ne les regardai jamais sans angoisse. Je le cherchai en vain, maintenant c’était fini. Il se leva à ce mot et m’encouragea à poursuivre mon idée. Nous marchâmes longtemps sur la plage. J’eus l’impression que je ne savais pas où j’allais. Là, nous trouvâmes nos deux ennemis.

Exercice 5 :

Hugues se pinça / pinçait les doigts dans la porte. Nous commençâmes / commencions notre travail. Vous effaçâtes / effaciez des taches. Les ouvriers percèrent / perçaient une tôle. Vous remplaçâtes / remplaciez une vitre cassée. L’avocat défendit / défendait les accusés. Vous ouvrîtes / ouvriez la fenêtre. Les gelées durcirent / durcissaient la terre. Le vent gonfla / gonflait les voiles. Les nuages obscurcirent / obscurcissaient le ciel. L’aigle fonça / fonçait sur le chamois. Le cyclone saccagea / saccageait les cultures. Les mariniers draguèrent / draguaient le fleuve. Dans la brume, nous distinguâmes / distinguions les tours du château. Le joueur de tennis attaqua / attaquait au filet.

Exercice 6 :

Je voulais / voulus réussir. Tu parvenais / parvins au sommet de la colline. Le bateau parvenait / parvint à éviter l’écueil. Nous parcourions / parcourûmes la ville en tous sens. On connaissait / connut la réponse. Vous conveniez / convîntes de votre erreur. Les enfants lisaient / lurent un passage amusant. L’avion disparaissait / disparut à l’horizon. Je me maintenais / maintins en bonne santé par la pratique des sports. Le policier apercevait / aperçut une silhouette.

 

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  1. on October 13, 2012 at 6:47 pm